En cette rentrée 2026, nous avons été gâtés à Paris en événements autour du cinéma africain :
- Seytou Africa, le Festival de documentaires africains et afro-diasporiques du 4 au 6 septembre.
- Le Festival International de Films de la Diaspora Africaine (FIFDA) du 4 au 6 septembre.
- La projection du film East West Love de Seko Shamte, dans le cadre de la soirée Black Love de l’association Cinewax le 11 septembre.
Je n’ai malheureusement pas pu assister à toutes les projections, mais je suis très heureuse de voir exister ces projets qui mettent à l’honneur le cinéma africain et afro-diasporique, encore trop peu visible. Ces projets représentent une opportunité, parfois unique, de découvrir des films africains auxquels nous n’aurions pas accès autrement, car ils ne sont diffusés ni au cinéma, ni sur des plateformes.
Je vous présente aujourd’hui les deux derniers films africains que j’ai pu voir.
Nail’s man, de Sheriya Twana (2025)

Résumé : Tourné à Kinshasa, Nail’s Man suit le parcours de Kuwa Jibika, récemment licencié, qui n’ose pas l’avouer à sa compagne, Nella. Chaque matin, il feint de se rendre au travail, laissant croire qu’il est toujours employé chez « les Libanais ». Sa rencontre avec Jasiri va bouleverser sa vie : il découvre un nouveau métier, qu’il finit par maîtriser et qui lui permet de bien gagner sa vie. Mais par honte, il garde ce secret pour lui.
J’ai beaucoup aimé ce film que j’ai vu dans le cadre du FIFDA ! Il aborde des thématiques très importantes pour la société congolaise : la masculinité, les rapports femmes-hommes et l’économie informelle qui permet à une grande partie des ménages de vivre. N’ayant jamais vu de films congolais questionner la notion de masculinité, j’étais très impatiente de voir ce film et je n’ai pas été déçue : on voit le poids des normes sociales qui pèsent sur les hommes et les asphyxient, et qui façonnent les relations femmes-hommes. C’était aussi marquant pour moi de visionner pour la première fois un film congolais en lingala sur grand écran.
Le film a été produit avec peu de moyens (4 500€). C’est donc d’autant plus important pour moi de soutenir ce genre d’œuvres.
East West Love, de Seko Shamte (2026)

Résumé : Après avoir surpris son petit ami en train de la tromper, le voyage surprise de Tito à Mombasa se transforme en escapade entre filles avec sa meilleure amie. Ce qui commence comme une fuite pour échapper au chagrin devient un voyage de guérison, de rencontres inattendues et de nouvelles possibilités avec un charmant habitant du coin nommé Juma.
Comme j’ai rarement l’occasion de regarder des comédies romantiques africaines, je n’ai pas hésité une seconde à prendre mon billet pour aller voir East West Love. J’ai passé un très bon moment devant cette comédie romantique ! Je dirais que c’est un film idéal pour une soirée cocooning, on y retrouve tous les codes de la romance qu’on aime, avec une bonne dose d’humour. On pourrait lui reprocher un manque d’originalité mais personnellement, je n’en attendais pas plus du film. Je n’avais qu’une envie en sortant du cinéma : prendre un billet d’avion direction Mombasa au Kenya, dont les paysages font rêver !
Si le cinéma africain vous intéresse, je vous recommande également de suivre les comptes Instagram suivants :







Laisser un commentaire